Bouger pour protéger sa santé mentale : ce que disent les études en 2025

Ecrit part : Hendrijke Vespasien, Fondateur de MoveChallenge

En 2025, les chercheurs sont de plus en plus clairs : l’activité physique régulière ne sert pas seulement à “se mettre en forme”, elle agit comme un véritable protecteur de la santé mentale. Dans un contexte où le stress, l’anxiété et la surcharge d’écrans explosent, le mouvement devient un outil simple, accessible et puissant pour retrouver de l’équilibre au quotidien.​

Ce que le mouvement change dans le cerveau

Plusieurs études récentes montrent que l’exercice modifie littéralement le fonctionnement de notre cerveau.

  • L’activité physique augmente la production de BDNF (un facteur de croissance qui aide les neurones à se développer) et de sérotonine, deux éléments clés pour réguler l’humeur et la résilience au stress.​

  • Elle améliore aussi la circulation sanguine dans des zones impliquées dans la mémoire, la concentration et la gestion des émotions, ce qui aide à mieux penser et à mieux réagir face aux difficultés.​

Concrètement, les personnes qui bougent régulièrement présentent, en moyenne, moins de symptômes d’anxiété et de dépression, et une meilleure capacité à encaisser les coups durs du quotidien.​

Pas besoin d’être “sportif” pour bénéficier des effets

L’une des bonnes nouvelles des recherches de 2025, c’est que les bénéfices apparaissent même avec une activité modérée :

  • marcher 30 minutes,

  • faire des étirements doux,

  • jardiner,

  • pratiquer un peu de yoga ou de renforcement léger.

Ces activités suffisent déjà à réduire le niveau de stress, à améliorer la qualité du sommeil et à donner un sentiment de contrôle sur sa vie. Les études soulignent que la régularité compte plus que l’intensité : quelques séances par semaine, maintenues dans la durée, ont plus d’impact que de rares efforts intenses.​

Le rôle clé des activités en groupe

Les recherches récentes montrent aussi que les activités en groupe ont un effet particulier sur la santé mentale.

  • Elles permettent de rompre l’isolement social, qui est un facteur important de risque pour la dépression et l’anxiété.​

  • Elles renforcent le sentiment d’appartenance, de soutien et de motivation partagée, ce qui aide à tenir sur la durée.​

C’est exactement ce type de dynamique que veulent créer des associations comme Move&Groove : des espaces où l’on vient autant pour bouger que pour se sentir entouré, compris et encouragé.

Bouger pour réduire le temps d’écran, surtout en famille

En parallèle, plusieurs rapports de 2025 tirent la sonnette d’alarme sur la hausse du temps d’écran, notamment chez les jeunes. Un temps d’écran élevé est souvent associé à :​

  • moins d’activité physique,

  • plus de troubles du sommeil,

  • davantage de symptômes anxieux et dépressifs.​

Les experts recommandent de ne pas seulement “interdire les écrans”, mais de proposer des alternatives positives, en particulier des activités physiques ludiques et partagées. Par exemple :​

  • organiser une balade ou un jeu actif après l’école,

  • prévoir une sortie “sans téléphone” le week‑end,

  • participer à un défi mouvement en famille.

Ces moments permettent de remplacer une partie du temps passé assis devant un écran par du mouvement, tout en renforçant les liens familiaux.​

Une priorité de santé publique en France

En France, la nouvelle Stratégie Nationale Sport‑Santé 2025‑2030 place justement la santé mentale au cœur de ses objectifs. Les pouvoirs publics rappellent que :​

  • la sédentarité est devenue un risque majeur pour la santé, au même titre que le tabac ou l’alcool ;

  • l’activité physique régulière est un moyen concret d’agir sur le stress, la qualité du sommeil, la concentration et l’estime de soi, à tous les âges de la vie.​

Cette stratégie insiste sur la nécessité de lever les freins à la pratique sportive et de soutenir les associations qui rendent le mouvement accessible aux publics les plus éloignés du sport classique. Move&Groove s’inscrit pleinement dans cette dynamique : proposer un sport‑bien‑être inclusif, sans jugement, tourné vers la santé mentale et le lien social.​

Comment intégrer ces connaissances dans son quotidien

Les données scientifiques sont claires, mais comment les traduire dans la vie de tous les jours ? Voici quelques pistes simples, inspirées des recommandations de santé et de l’esprit Move&Groove :

  • Viser au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, par exemple 5 fois 30 minutes (marche rapide, vélo tranquille, danse, etc.).​

  • Ajouter si possible 2 séances par semaine d’activités de renforcement ou de mobilité (gainage doux, étirements, yoga), bénéfiques pour la confiance en soi et la prévention des douleurs.​

  • Planifier des moments sans écran compensés par du mouvement : une balade après le repas, un jeu actif avec les enfants, une séance courte de respiration en marchant.​

  • Rejoindre un groupe ou une association pour ne pas être seul et garder la motivation sur la durée.​

En résumé

Les dernières recherches confirment ce que beaucoup ressentent déjà intuitivement : bouger régulièrement, seul ou en groupe, est l’un des meilleurs investissements pour sa santé mentale. Cela aide à réduire l’anxiété, à mieux dormir, à penser plus clairement et à se sentir plus solide face aux défis du quotidien.​

Dans ce contexte, des initiatives comme Move&Groove ont un rôle essentiel : offrir des espaces accessibles, bienveillants et joyeux pour remettre le mouvement au cœur de nos vies, loin de la performance, près du bien‑être et du lien humain.​

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